Sportive du dimanche

Il y a un bon mois, FemmeSweetFemme a écrit un article qui m’a interpelée sur sa relation avec le sport. L’idée m’ayant plu, je l’ai gardé de côté afin de pouvoir partager avec vous mon infidélité chronique avec le sport.

Et ayant en plus couru la parisienne dimanche dernier et étant plutôt fière de mon score, je pense que le moment idéal est arrivé !

Toute petite, mes parents m’ont fait faire de la danse, dès mes 4 ans. Non pas parce que j’étais douée. Mais plutôt pour que j’apprenne à mouvoir mon corps dans l’espace, que je me rende compte de ma posture et que je devienne moins maladroite. J’étais une Miss Catastrophe. Je tombais tout le temps, partout, était couverte de bleus et d’égratignure en permanence, n’avais aucun équilibre. La danse m’a peut être aidée (même si je reste assez maladroite), mais je n’étais pas faite pour, ayant un corps dépourvu de toute souplesse et manquant totalement de grâce (marraine la bonne fée m’a oubliée à la naissance).

A 6 ans, ils m’ont fait faire du poney. Cela m’amusait, même si j’avais quand même un peu peur. Et mon (absence d’) équilibre n’aidant pas, j’ai réussi à tomber au premier galop et à me faire trainer sur quelques dizaines de mètres dans le manège, mon pied étant resté coincé dans l’étrier (ma mère ne voulait plus me regarder monter après cet exploit, angoissant trop sur ma prochaine chute).

Plus tard, j’ai donc commencé le tennis. Il fallait courir après la balle. Je ne m’en sortais pas trop mal. Mais n’avais pas de coup de cœur particulier avec ce sport. J’en ai tout de même fait plusieurs années, ce qui me permet aujourd’hui de ne pas me ridiculiser sur un court avec des amis.

Au collège, j’ai choisi de faire du volley. D’abord motivée par une copine qui s’était inscrite à l’A.S. et qui m’avait vendu la discipline pour que je la rejoigne avant d’abandonner au bout de deux mois, j’ai appris à aimer ce sport qui faisait si mal aux bras. J’étais grande. Je me débrouillais assez bien. J’ai continué pendant très longtemps. Mais cela ne m’a pas empêchée de découvrir d’autres disciplines.

J’ai ainsi testé le Ju-Jitsu. Mais j’étais une fois de plus desservie par ma non-souplesse extrême. Et quand j’en ai fait en école (j’avais sport obligatoire pendant mes études supérieures), j’ai été dégoutée à vie, suite à une vilaine blessure eue en entrainement : grosse entorse à la cheville avec 2 semaines d’immobilisation et 10 séances de rééducation. Je ne voulais plus repasser par là.

J’ai tenté le squash. Qui me plaisait, car je pouvais me défouler. Mais faute de partenaire (je n’ai pas assez de puissance pour les hommes et peu de femmes en font), j’ai laissé tomber.

J’ai tenté la boxe française. Mais mes coups de pied à la tête ne montant pas plus haut que la taille de ma partenaire plus petite que moi, j’ai très vite compris que j’avais intérêt à oublier ce sport.

J’ai découvert, en école toujours, le golf. J’en avais déjà fait un peu en famille, mais avec mes copines, je n’ai pas eu le même déclic. Je suis rapidement devenue accro à mes jeudi après-midi de déconnexion totale. Je me sentais zen, j’oubliais le reste du monde. J’aimais vraiment ça. Mais j’ai mis très longtemps à m’y remettre après avoir fini mes études, attendant d’avoir le permis, la voiture et le partenaire motivé pour qu’on y aille ensemble (chose faite depuis quelques mois).

Et je me suis mise récemment à la course à pied. Motivée par une copine qui bosse, par le plus grand des hasards, à deux pas de mon bureau (nous partageons la même cantine, c’est vous dire la proximité), nous avons commencé à nous entrainer régulièrement (ou pas), nous fixant des objectifs comme la participation à une course de 4km au printemps dernier ou notre inscription à la parisienne dimanche dernier.

Nous avons ainsi progressé au fil des mois. Au début, parcourir 3km était un calvaire. Aujourd’hui, courir plus de 5km en entraînement nous semble plus normal. Nous avons donc brillamment fait nos 6km et des poussières de la parisienne, sans nous arrêter une seule fois et en un temps record que nous n’avions jamais atteint, soit 41min25 pour l’une et 41min26 pour l’autre. Et ce n’est pas la dernière !

Je me suis réconciliée avec le sport. Je ne suis toujours pas fan de la course à pied. Mais réussir des courses comme celle-là me motive et je cherche déjà la prochaine à laquelle je pourrai participer (8km ? 10km ?) ! C’est vous dire !

Mais en attendant, il faudrait peut-être que je reprenne un peu mes clubs et que j’aille faire un tour sur le green. Cela me détendra.

Et vous, le sport ? Accro ? Adepte ? Réticent ?

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6 Responses to “Sportive du dimanche”

  1. Cindy dit :

    Accro ! Et surtout à la course à pieds :) Mais au sport en règle général

  2. Samira dit :

    Oula, cela fait xx ans que je ne fais plus de sport et ça me manque (je suis devenue la motivée par la pensée, du genre: « allez à la rentrée je fais tel sport je suis motivée à fond les ballons » et..les jours passent et rien). J’étais adepte du volley au lycée et à la fac – l’ambiance, les engueulades avec ma prof (bah oui j’avais mon ch’tit caractère) et l’esprit d’équipe me manquent beaucoup maintenant que j’y pense. Je cours de temps en temps (mais uniquement lorsque je dois prendre une décision lourde de conséquence ou si je suis extrêmement énervée). Je me suis fixée l’objectif suivant: natation!!! on va commencer doucement avec une amie qui m’a motivé à faire de l’aquagym, c’est un bon début non? en plus je me suis engagée..et zut! je ne peux plus reculer…

    • Caju dit :

      Samira, il n’y a rien de tel que de se motiver à plusieurs pour s’y remettre ! Car finalement, tu ne peux plus reculer. Mais il faut juste se motiver mutuellement et ne pas devenir le boulet de l’autre… Bonne chance pour l’aquagym !
      PS : et je ne sais pas pourquoi, mais tes engueulades avec ta prof ne m’étonnent pas du tout…

  3. Lilith dit :

    Marrant, on commence toupareil mais après plus du tout!
    J’ai commencé la danse au même âge m’ais arrêté à 11 ans parce que pareil, je suis du genre maladroite!
    Le poney au même âge, et là je m’y suis tenue! Jusqu’à ce que j’arrive à Paris et que ce ne me soit plus possible… (Snif…)
    Entre temps j’en ai essayé plusieurs des sports, mais à part le yoga y’a rien qui m’a fait kiffer.
    La course encore moins, c’est ce que je hais le plus! Mais je suis admirative face à celles qui, comme toi, s’en vont courir pour le challenge. Chapeau mamzelle!

    • Caju dit :

      Lilith, je ne suis pas non plus une grande fan de course. J’avoue. Mais je me laisse motiver par une copine. Et finalement, c’est agréable de voir qu’on y arrive et qu’on progresse…

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