Bonne année avec Air Europa (ou pas)

Cette année, une fois n’est pas coutume, je suis partie en vacances juste après Noël, avec un retour prévu à Paris le 1er janvier à 20h20, idéal pour reprendre le boulot dès le 2.

Nous pensions avoir été malins, avec Mister J, ayant choisi l’un des seul vol de la semaine étant direct (le seul dont les dates convenaient pour pouvoir fêter Noël en famille juste avant de nous envoler).

Après avoir profité d’une semaine de soleil, de beau temps, de détente, de ballades, de mer, etc., notre motivation pour rentrer à Paris dans le froid et la grisaille était un peu limitée. Mais toute bonne chose ayant une fin, nous nous sommes résignés à l’idée de rentrer.

Arrivés à l’aeroport deux heures en avance, à 13H15, pour être sûrs d’avoir des places à côté, nous avons vu à l’affichage que notre avion était retardé. Bon… Un peu de soleil en plus, prenons le positivement.

A l’enregistrement, nous demandons tout de même à combien est prévu le retard, histoire de pouvoir s’organiser. La réponse : 2H à priori. Bon… Nous avons donc 4H devant nous avant de décoller.

Nous bullons dehors, au soleil, jouant au Monopoly sur mon CajuPad, attendant patiemment, profitant des derniers rayons chauds avant de longs mois froids.

Nous repartons nous renseigner sur le retard du vol. Il est maintenant à priori prévu à 19H15 (au lieu de 15H15), avec donc 4H de retard. Mais cela reste à confirmer. Il n’y a toujours rien d’écrit sur les panneaux d’affichage, à part la mention « retardé ». A nous de nous débrouiller pour avoir l’information.

Le soleil commence à se coucher. La fraicheur revient. Nous commençons à en avoir marre d’attendre. Il est presque 18H. Juste avant que le comptoir Air Europa ne ferme, nous nous renseignons quand même sur les compensations. Nous devons aller demander au comptoir X. Qui nous renvoient vers le comptoir Y. Qui finalement accepte de nous donner le bon d’un montant exceptionnel de 6€. Pour se nourrir et se désaltérer. Ce qui est peu, surtout dans un aéroport…

Bon… Nous utilisons nos bons et attendons. A l’intérieur cette fois. Toujours en jouant au Monopoly. L’avion est maintenant prévu à 20H15. 5H de retard…

Nous apprenons, par d’autres passagers, que l’avion n’atterrira pas à Orly, comme prévu initialement, car l’aéroport ferme à 23H30. Nous arriverons donc à Roissy. Heureusement que le bouche à oreille entre passagers fonctionne. Autrement, nous ne serions pas du tout informés.

Il est 19H30, les magasins de l’aéroport ont fermé depuis une demi heure. Nous commençons à en avoir marre. Nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement et rejoignons les autres passagers qui attendent comme nous, depuis des heures.

Il est 20H15. Un appel est lancé pour commencer l’embarquement du vol en direction de Paris Orly. Nous ne comprenons plus entre Orly et Roissy. Mais nous n’avons aucune information supplémentaire. Nous réclamons avec insistance la feuille officielle annonçant le retard. Elles sont planquées, face cachée, dans l’espoir qu’on oublie de les demander. Il n’en reste qu’en espagnol. Mais cela nous ira très bien.

Il est 20H30, nous commençons à entrer dans l’avion. La feuille qu’ils nous ont donnée est erronnée. Elle indique un départ initialement prévu à 15H35, mais nos cartes d’embarquement indiquent un départ à 15H15. L’heure finale de départ indiquée est 20H45. Mais vu l’heure, il est certain que nous décollerons plus tard.

Il est 20H40. Nous sommes installés à nos places. Les autres passagers continuent à embarquer. Il fait une chaleur étouffante dans l’avion. Nous tentons d’y survivre.

D’autres passagers entrent et demandent la feuille de retard aux hôtesses. On leur a indiqué, à l’embarquement, qu’elle leur serait fournie dans l’avion. Mais les hôtesses n’ont rien. Certains passagers ressortent pour récupérer le bout de papier. Tout le monde est à bout.

Il est 21H, nous sommes tous installés. Des esprits commencent à s’échauffer, dans un avion surchauffé. Nous commençons à craquer. Nous voulons rentrer chez nous !

On nous annonce enfin qu’on va atterrir à Roissy, une fois les portes fermées. Les passagers échangent leurs mails pour scanner la feuille officielle de départ et se l’échanger. Ils n’en avaient imprimés que très peu, bien suffisament pour tout un avion.

Il est 21H20, l’avion commence à rouler sur la piste. Nous avons donc plus de six heures de retard. Mais après 8H dans l’aéroport, nous sommes heureux de décoller, enfin…

Les passagers s’échangent leurs mails, pour scanner la feuille officielle annonçant le retard et se l’envoyer. La solidarité quand rien ne va est toujours plus forte. On s’entraide, on s’épaule.

La collation est servie. Enfin de quoi nous désaltérer ! Le repas suit de près. Mais il est immangeable, tiédasse, trop salé. Du riz aux champignons trop cuit. Je me rabats sur le pain, comme la plupart des autres passagers. Je n’ai jamais vu autant de plateau non mangés repartir.

2H10, heure française, nous nous posons à Roissy. Nous attendons les escaliers et les navettes pour pouvoir rallier l’aéroport. Il nous est annoncé que la sortie se fera par l’avant et l’arrière de l’appareil. Mais nous avons beau attendre, seule la porte avant est ouverte.

Nous rentrons dans l’aéroport et cherchons sur les panneaux le tapis des bagages. Nous sommes informés par une passagère que l’information indiquée est erronnée et que nous devons donc nous rendre de l’autre côté pour les récupérer. heureusement que les passagers font circuler les informations glanées.

Il est 2H30. Nous attendons les bagages avec les derniers employés d’ADP qui font des heures sup. Nous sommes les derniers dans l’aéroport. Nous demandons où vont arriver nos sacs de golf, qui sont considérés comme hors format. Personne ne sait nous informer. Nous devons attendre.  Je fais un mail au boulot pour informer que je reprendrai avec un jour de retard. Vue l’heure tardive, travailler le lendemain serait une hérésie et le meilleur moyen de recommencer l’année épuisée.

Il est 3H. Nous récupérons finalement nos sacs de golf, qui arrivent à part, avec les poussettes des parents hors d’eux qui voyagent avec des enfants malades et épuisés. Cela fait 13H que nous sommes partis. Mais ça y est. Nous allons pouvoir rentrer.

Nous nous dirigeeons vers les taxis. Une personne est présente pour les commander, car vue l’heure tardive et le fait que l’aéroport est normalement fermé à cette heure-ci, aucun ne vient attendre. Les taxis arriveent au compte-goutte. Les gens en ont marre.

Il est 3h30. Nous entrons enfin dans un taxi. Une seule idée en tête : nous allons enfin pouvoir nous coucher ! Le voyage est terminé !

Il est presque 4H quand nous sortons du taxi et que l’angoisse m’étreint violemment : il me manque quelquechose…

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4 Responses to “Bonne année avec Air Europa (ou pas)”

  1. Zélie dit :

    Quelle Galère ! vite la suite :-)

  2. Mimi dit :

    Ah oui c’est définitivement au top 10 des galères! Ca me rappelle des galères d’avion d’il y a 10-15 ans, des comme ça on n’en voit plus…

    • Caju dit :

      Mimi, une de mes copines, il y a 2 semaines, a eu 12h de retard. Avec plus de 6h au sol bloqués ds l’avion avant de décoller…

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