Dans la catégorie Au fil des jours - 16 juin 2009
Vous me connaissez un peu, moi et mes grands sabots.
Toujours la première à gaffer, à mettre les pieds dans le plat et à dire ce qu’il ne faut pas.
Je reste une incorrigible maladroite. C’est ainsi.
Mais je suis une bonne vivante. En général, au moins.
Au boulot, je suis toujours souriante (sauf ces derniers mois qui ont été particulièrement éprouvants jusqu’à mes congés), j’ai toujours le mot aimable, je suis une collègue agréable (si on oublie les griffes que je sors quand je défends mon point de vue).
Quand je croise un collègue, j’ai toujours un sourire, un mot sympa. Et je suis même parfois la reine des blagues (après, chacun apprécie ou pas mon humour particulier...).
Donc hier, sortant de mon plateau pour aller prendre un café, je croise une foule inhabituelle devant les ascenseurs, représentant presque l’intégralité des internes de mon entité (je suis externe, ne l’oublions pas).
Et donc, fidèle à moi même, je sors une blague sur la foule présente. A laquelle on me répond sèchement : "Tais toi Caju. On a eu une mauvaise nouvelle."
Vu la tête de l’assemblée face à moi, je préfère revenir sur mes pas et reporter mon café à plus tard. Je sens que j’ai fait une grosse gaffe.
Je retourne alors mon bureau et apprend la nouvelle : un des grands chefs nous a quitté le matin même, ayant eu un accident de moto.
Je me sens nulle, je me sens moche, j’ai honte de moi.
Quelques minutes plus tard, munie de mon café et après avoir croisé plusieurs personnes en larmes, je retrouve un collègue interne auprès de qui je m’excuse de mon indélicatesse. Il m’avoue avoir fait pire que moi, ayant demandé avant l’annonce officielle pourquoi tout le monde faisait une tête d’enterrement.
Il est vrai, nous ne pouvions pas deviner. Mais soyez sûrs que je marche dans mes petits chaussons et sur la pointe des pieds maintenant.
Ce que j’aimerais faire un retour rapide pour effacer mes propos inadaptés...
Tags : Le monde du travail Grrrrrrr
Galstar il s’agissait en effet du contenu. Merci de m’avoir éclairée. Je trouve néanmoins le texte un peu lugubre... Mais ce n’est que mon point de vue.
Merci, ta réponse me réjouie tout en me laissant perplexe. Si le "P.T.C." porte sur le contenu voici de quoi lever les doutes ; mais si c’est sur la forme, précise-moi où pour que j’améliore de toute urgence (glip ! ce n’était pas aussi évident que je pensais).
L1 titre L2-3 une demoiselle se balade rêveusement chez elle L4-7 dans le passé elle s’est régalée de fondues au chocolat (titans = tablettes, os = petits éclats de noix, besaces = autres additifs du genre cerise) L8-11 il traîne une boite de chocolats emballés dans des papiers métallisés ou cellophane et il n’y a pas de chocolat qui soit supérieur aux autres (non-non-et-non, un chocolat ne sais pas se défendre) L12-15 la passionnée de chocolats aperçoit la boite et craque (les chocophiles comprendront) L16-21 miam ! frénétique laissant seulement de petits papiers d’emballages L22-25 la boite est vidée mais la gourmande se demande si elle garde le dernier cocholat pour plus tard (vraiment douteux...)
Galstar je t’avouerais que je n’ai pas tout compris. Mais tu as visiblement un certain talent !
Je pensais te présenter ce qui suit il y a quelques jours mais vu ton dernier billet ce n’était pas le moment. Qu’en penses-tu ? (je ne suis pas vraiment satisfait du titre mais bon c’est l’indice). En cas de soucis avec le rythme, je peux t’envoyer la version "sonorisée".
Dernier rocher...
Tête dans les nuages, rôde la bête encore.
Dans un lent arpentage, son fief elle explore.
Jadis décima-t-elle titans et autres races,
Sa bouche gardant part belle de leurs os et besaces
Réduits d’une geste leste par son souffle de feu
Elle avala en liesse ces fondants malchanceux.
Sur leur frêle esquif, les victimes attendent alors
Craignant ses coups de griffes, armurées de soies, d’argent, d’or.
Faces humaines ou bestiales, cet ost à peaux d’ébène
Pour ce voyage sans escale est perdu sans capitaine.
Soudain les aperçoit l’être au regard de folie,
Passera-t-elle sans paître, les laissant cette fois-ci ?
Odeurs ! Parfums ! Senteurs ! Pourquoi devrait-elle hésiter ?
Epices ? Croquant ? Douceurs ? Tout est son but désigné !
Aussi vive qu’un reptile, la boîte est éventrée.
Ebènes aux goûts sublimes, ils sont tous dévorés.
Ses babines retroussées, elle broie moultes matières.
Des parures évidées, elle déguste les chaires.
Nul, petit comme grand, trouva grâce à ses yeux.
Pour son désir ardent elle se festoya d’eux.
Un navire campé vide comme preuve du destin
Aucun reste laissé pourrait éteindre sa faim
Si ce n’est à la main, l’ultime perle d’acajou
La garder pour demain ? Se demande Caju...
Galstar, Dom & Louisianne je le sais bien. Mais il n’empêche que sur le coup... Je me suis sentie bien bête...
Le mieux au lieu de te dire de te taire, aurait été de t’informer illico à l’oreille ! Non tu n’as rien à te reprocher !
Galstar a bien raison. J’ai un jour ironisé devant la mine déconfite d’une amie au travail, en lui demandant si elle avait enterré sa mère, son frère venait de se suicider.
Personne n’est à l’abri de ce genre de bévue, ça arrive, ce n’est pas voulu, personne ne peut donc t’en vouloir.
Biiiiiz
Cela arrive "les propos inadaptés" (personne n’a la science infuse). Une gaffe c’est une gaffe et si ce jour là ta blague est vraiment très mal tombée, les autres jours c’est fait pour faciliter les contacts ou remonter le moral. Tu peux partager leur émotion du moment (surtout si tu appréciais toi-même le défunt) mais pas te dévaloriser. Et c’est valable pour l’interne gaffeur comme pour toi.



Si tu trouves le texte lugubre c’est que l’effet de la chute est complètement raté. Je pensais que la dernière phrase permettrait de faire une seconde lecture du début du poème mais c’est manifestement insuffisant. Je retourne donc à mes notes pour qu’il devienne moins pesant. Merci d’avoir pris le temps de répondre. :)