Les fabuleuses aventures de Caju dans le monde

  • Seule One

    Dans la catégorie De tout et de rien - 4 septembre


    Il y a quelques semaines (mois), j’ai été invitée par Bao à l’avant-première du dernier film d’Eric et Ramzy, "Seuls Two" où je me suis rendue en compagnie d’une Manou toute malade.

    N’étant pas très bon public en général (je souris quand les autres rient) je ne m’attendaus pas à grand chose). Mais j’ai finalement été heureusement surprise. Du moins, pendant la première 1/2H.

    L’idée m’intriguait. L’humour m’a plu. Mais comme on dit par chez moi, "les meilleures blagues sont les plus courtes", et j’ai rapidement été lassée. Trop de longueurs.

    Cependant, ce film m’a permis de découvrir une place de l’Etoile déserte. Une avenue des Champs Elysées vide de piétons et de voitures. Seuls les pigeons subsistaient.

    Paris vu d’un autre oeil. Comme je ne l’avais jamais vu. Et vraiment, Paris est la plus belle ville du monde. Je comprends mon amour pour cette ville (oui, oui, je suis tout à fait objective !).

    Mais la question est : que ferais-je si je me retrouvais toute seule dans un Paris désert ?

    Alors comme je suis pragmatique (oui, c’est une qualité de mon point de vue) je me dis que :

    - Il n’y aurait plus de transports en commun

    - Il risquerait d’y avoir de gros problèmes d’électricité

    - La télé ne fonctionnerait plus, car personne ne serait dans la petite boîte

    - Le téléphone, n’en parlons pas.

    - Internet ne survivrait certainement pas longtemps.

    - Il n’y aurait plus aucun échange de possible.

    Alors OK, je pourrais visiter les expos, les musées, etc, sans avoir à faire la queue.

    OK, je pourrais essayer autant de vêtements que j’en aurais envie.

    OK, je pourrais visiter plein d’appartements (j’adore visiter des appartements. j’adore éplucher les annonces immobilières. Mais je n’ai plus le droit. Pour moi, en tout cas. Si vous avez besoin d’aide...).

    OK, je pourrais profiter de ma si belle et merveilleuse ville comme jamais.

    Mais je pense que je n’aimerais vraiment pas être la dernière.

    Et faire des gaffes toute seule, ce ne sera pas très drôle.

    Et vous ?


    Tags : Cinéma Paris ça cogite

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  • Allo, oui, tu sais pas quoi ?

    Dans la catégorie Au fil des jours - 20 août


    Je me souviens, quand j’étais adolescente, de mon amour du téléphone.

    Nous étions capables, avec mes copines, de passer des heures au téléphone, pour parler de tout, de rien, mais pour parler.

    Ado, déjà, mes plus chères copines n’habitaient pas près de chez moi. Et n’allaient pas dans le même collège que moi. Le téléphone était notre meilleur moyen de communication. Notre meilleur ami.

    Avec quelques copines d’école, nous ressentions aussi le besoin de nous appeler, à peine rentrées chez nous, pour parler de la journée que nous venions de passer ensemble.

    Le besoin de parler de celui qui nous plaisait et ne nous remarquait même pas.

    Le besoin de parler de celui qui avait osé me traiter de thon dans mon dos et dont j’avais fièrement rabattu le caquet en allant le voir, le lendemain, devant tous ses copains pour lui demander ce qu’il avait dit (Il ne faisait pas le fier... Et j’ai eu droit au respect de tous pendant un moment, moi, la fille si coincée et insignifiante.).

    Le besoin de critiquer les autres filles plus dégourdies qui savaient se mettre en avant et attirer l’attention des garçons (quand je vous dis que j’étais totalement coincée).

    A l’époque, mes parents avaient même fini par prendre une 2nde ligne de téléphone pour mon usage personnel, afin de pouvoir éventuellement eux aussi passer et recevoir des coups de fil (Cette seconde ligne ne coûtait que 15 euros pour 15 heures par mois. Une bonne affaire pour eux, vu le temps que je passais en ligne. Non, le portable n’existait pas encore.).

    J’étais une véritable accro du téléphone. Capable de téléphoner des heures, sans interruption. Mais aujourd’hui, j’ai bien changé.

    Je téléphone peu.

    D’une part, parce que je capte mal de chez moi avec mon portable et qu’il y a aujourd’hui de moins en moins de personne avec une ligne fixe qui communiquent ce numéro. Mais bon, dans quelques mois, quand je serai dans mon nouveau chez-moi, je capterai bien.

    D’autre part, parce que je n’aime pas téléphoner si je ne suis pas tranquille et seule. Un appel rapide OK. mais un appel long, impossible. J’ai tendance à parler tout bas dans le combiné, afin que mes voisins ne profitent pas de mes conversations. D’ailleurs, quand je laisse un message, on me reproche toujours de ne pas parler assez fort : il est inaudible (sauf quand je chante dans la rue "Joyeux anniversaire" pour une coupine qui a éteint son lapin crétin).

    Mais surtout, parce que j’ai perdu l’habitude du téléphone. Pendant mes 2 ans 1/2 loin de la France. Je téléphonais peu. J’étais très brève. Et mon téléphone ne me servait qu’à fixer des rendez-vous avec des amis, surtout pas à raconter ma vie. Pour la famille, j’avais Skype ou ils m’appelaient directement.

    Aujourd’hui, j’ai donc énormément de mal à prendre mon téléphone pour appeler quelqu’un. J’ai peur de déranger, d’appeler au mauvais moment. Je ne me sens que très rarement suffisamment à l’aise pour pouvoir réellement profiter de la conversation.

    C’est étrange tout de même de passer d’un extrême à l’autre...

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    Tags : Vie quotidienne Enfance Caju ça cogite

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  • Os echo de menos

    Dans la catégorie De tout et de rien - 12 août


    Il y a des jours où la nostalgie s’empare de moi.

    Il y a des jours où je me souviens. Et vous me manquez.

    Il y a des jours où mon passé me rattrape.

    Il y a des jours où les souvenirs m’assaillent.

    Je ne regrette pas mon choix. Je ne regrette pas ma décision.

    Je suis bien mieux aujourd’hui.

    Plus épanouie, plus détendue, plus heureuse, plus vivante, plus moi même.

    Je ne regrette pas mon ancienne vie. Je suis comblée par ma nouvelle vie.

    Mais il n’empêche que...

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    Chouchou me manque. Mon petit catalan pure souche au coeur d’or me manque atrocement.

    Cariño me manque. Mon dentiste en qui j’avais trouvé un super confident et un ami proche me manque terriblement.

    Nounours me manque. Sa tendresse, ses câlins, sa simplicité me manquent vraiment.

    Amor me manque. Cet homme à femmes et son charme détonnant me manquent.

    Le Grand me manque. Son enthousiasme devant tout plat préparé par mes soins me manque.

    Doudou me manque. Son caractère, sa gentillesse, sa tendance à vouloir tout gérer me manquent.

    Les filles me manquent : Maria, Eva, Suzanita, Tere, Marta...

    Mes anciens colocs espagnols et leurs amis me manquent. Cela fait des mois que je ne les ai pas vus.

    Et quand je les croise, par hasard, sur msn, je sens un vide en moi.

    Ils me manquent, tout simplement.

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  • Le secret de la minceur

    Dans la catégorie Au fil des jours - 1er août


    Contrairement à la plupart des filles, je suis beaucoup plus mince aujourd’hui, en approchant doucement de la trentaine, que je ne l’étais à l’adolescence ou à 20 ans.

    C’est très simple, chez moi, la minceur est venue vers 24-25 ans.

    Suite à des études scientifiques très poussées sur un échantillon archi méga représentatif de la société féminine actuelle (oui, c’est du très grand sérieux), il s’avère que cette minceur a une origine très particulière.

    Tous les diététiciens (et vos parents aussi) vous diront qu’il faut manger équilibré et bien faire ses 3 repas par jour.

    Or, je suis une archi gourmande. Et sans mon sucre quotidien (Non ! Pas le susucre qu’on donne à son chienchien !), je dépéris.

    Quand je dis sucre, cela englobe tout ce qui est sucré : chocolat, gâteaux, bonbons... Et j’aime ça et ne me prive pas (Demandez à ceux qui me connaissent. Moon ne me voit pas sans me demander si je n’ai pas des bonbons sur moi. J’ai toujours de quoi grignoter dans mon sac. Et mon bureau ressemble à une épicerie).

    Je suis donc une grande gourmande. Mais j’arrive à ne pas grossir...

    C’est ma morphologie me direz-vous. Mais non !!!! J’ai une morphologie de viking nordique et n’ai pas et n’aurai jamais un naturel au très mince. J’étais même un bébé au régime tellement je ressemblais à une boule (charmante, mais bouboule). Et sur toutes mes photos de petite fille, je suis en train de manger...

    C’est juste que j’écoute mon ventre. Et mon corps.

    Je mange quand j’en ai envie. Et uniquement si j’ai faim. Et je mange ce que j’ai envie de manger (même si ce n’est que du sucré). En général, je dîne chichement.

    Bien entendu, je profite de ma situation de célibataire qui me permet une certaine liberté : aucune obligation de préparer le dîner pour la petite famille. Ni de déjeuner ou manger avec qui que ce soit. Je suis liiiiibre !

    Et ça marche ! J’ai mes périodes de fringales permanentes, pendant lesquelles je mange beaucoup. Mais j’ai aussi mes périodes de satiété, et je ne mange alors que très peu.

    Et ça marche !

    Alors mesdemoiselles, mesdames, au lieu de vous affamer régulièrement pour perdre quelques kilos, commencez par écouter votre corps !

    Et faites-vous plaisir sans compter le matin : tout est brûlé. Alors que le repas du soir a plus de difficultés à disparaître, car votre corps n’a pas d’activité physique quand vous dormez (enfin, ça dépend de vos activités nocturnes...).


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  • Le temps qui passe...

    Dans la catégorie De tout et de rien - 22 juillet


    En regardant les personnes qui m’entourent, les personnes que je croise, les personnes qui gravitent autour de moi.

    En observant leurs visages, leurs traits, leurs cheveux.

    En observant les jeunes et les moins jeunes.

    En redécouvrant d’anciennes photos.

    En me souvenant de mon insouciance d’hier.

    En vivant mon quotidien de manière encore insouciante.

    Je me rends néanmoins compte de la difficulté que ça doit être d’accepter son corps qui change.

    Je réalise que mon corps a dépassé son heure de gloire.

    Je réalise que mon visage est déjà marqué de ses premières rides. Et qu’elles n’iront qu’en s’accentuant.

    Je réalise que mes cheveux aujourd’hui dorés vont finir par ternir et blanchir.

    Je me souviens d’une amie, devenue ronde suite à un problème de la thyroïde, me montrant les photos de ses 20 ans et son corps à faire pâlir d’envie toute fille et à faire rêver tout homme.

    J’observe ma Moon, toujours aussi mince aujourd’hui, mais n’ayant plus un corps aussi parfait qu’autrefois.

    Je me rappelle de Ka me parlant de sa taille de guêpe de sa jeunesse.

    Et je réalise à quel point il doit pouvoir être difficile d’accepter ce changement, ce vieillissement, cette évolution.

    J’imagine le regard qu’on peut porter à son miroir, en se souvenant de son ancien "moi".

    Aujourd’hui, je m’accepte parfaitement. Mais qu’en sera-t-il demain ? Dans 5 ans ? Dans 10 ans ? Dans 20 ans ?

    Qu’en sera-t-il le jour où je ne pourrai même plus me déplacer facilement ? Le jour où je ne pourrai plus indépendante ?

    Comment vivrai-je malgré le flêtrissement de mon corps ?


    Tags : Vie quotidienne Caju ça cogite

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