Un rêve pas si simple à réaliser – la vente

Je vous ai déjà parlé précédemment de la recherche de mon rêve, puis de la bataille pour son financement.

Mais pour y arriver, je devais également vendre mon appartement.

Mon premier appartement. Mon premier chez moi à moi rien qu’à moi.

J’avais aimé mon appartement. J’y avais fait beaucoup de travaux avant de m’y installer. Je l’avais vraiment conçu à mon image. C’était mon cocon.

Ayant trouvé ma future maison sur PAP, j’avais décidé de tenter la vente sur PAP également, avant de le mettre en agence.

Me voici donc rédigeant mon annonce, postant les photos, afin de le rendre le plus attractif possible.

Je choisis mon prix, légèrement supérieur à celui que je souhaite obtenir, sachant que de nos jours, tout le monde négocie.

Je commence le désengorgement (oui, je regarde « Maisons à vendre »), profitant de la chambre du bébé pas encore arrivé de mes voisins pour y déposer quelques affaires et rendre mon appartement plus dégagé.

Je termine mes finitions en attente depuis plus de 4 ans et donne un coup de pinceau aux plinthes et fais quelques retouches par ci, par là.

Je choisis de conserver mon mur rose, même si cela personnalise beaucoup mon intérieur, et que plusieurs amis ont un peu tiqué dessus.

Et je suis prête ! Certaine de le vendre rapidement, car il est lumineux, bien situé, en bon, état, sans vis à vis direct, et dans les bons prix.

Je réponds aux premiers mails reçus et planifie les premières visites.

Je reçois des jeunes couples, très différents les uns des autres, quelques jeunes femmes seules, un jeune homme seul. J’enchaîne les visites toutes les demi heures. Zebulon s’empresse de se frotter à toutes les jambes visiteuses, ronronnant de plaisir, les accueuillant avec plaisir chez nous, réclamant des caresses. Heureusement, je n’ai pas eu de phobiques des chats !

Et au bout du second jour de visites, je reçois une première proposition. Basse. Trop basse. Et rapidement, trop rapidement.

Je m’interroge. Je me pose des questions. J’hésite.

Puis je la refuse, en lui faisant une contre-proposition. Je connais le dossier de la personne. Et je sais que ma contre-proposition peut passer.

Elle la refuse. Elle ne veut pas monter plus haut que son offre.

J’hésite, encore. Mais je refuse. Ce ne serait pas raisonnable. Et pas suffisant pour la suite de mon projet.

Je continue les visites. Je me fais poser des lapins. Mais j’y crois. Je m’interroge sur le bien fondé de mon refus suite à la première proposition reçue. Mais je reste ferme et sûre de moi. J’ai eu raison.

Au bout de deux semaines, je me décide à aller mettre l’appartement en agence. Car j’ai déjà acheté. Et ne souhaite pas que mon prêt relais s’éternise.

Les visites agence se font en journée. Je continue les visites PAP le soir.

Le vendredi soir suivant, je reçois deux autres visites. Dont une, D., qui semble emballée.

Elle m’explique qu’elle cherche depuis quelques mois. Qu’elle ne regardait qu’à Paris même. Mais qu’elle s’est décidée à regarder également la banlieue proche, près de son bureau. Mon appartement est le premier qu’elle visite hors de Paris.

Elle semble aimer l’espace, la luminosité. Elle n’a pas peur des travaux à venir de l’autre côté de la rue. Elle me demande si elle peut revenir avec son père dimanche, qui descendrait du sud pour venir voir. Elle reste longtemps, prend des photos. Rendez-vous est pris pour le dimanche.

Le lendemain matin, samedi, je reçois un mail de sa part. Elle me fait une proposition. Au prix que je souhaitais atteindre. Je saute de joie. Elle confirme sa contre-visite le lendemain pour valider sa proposition. Je lui réponds positivement.

Deux heures plus tard, je reçois un appel d’une des agences. Une visite qui a été faite le matin même, quand j’étais sortie faire des courses. J’ai une autre proposition. Je le refuse, leur disant que j’en ai acceptée une le matin même. A leur prix mandat, donc au dessus.

Ils me rappellent dix minutes plus tard. Leur acquéreur s’aligne au prix mandat. Mais je continue à leur expliquer que j’ai déjà accepté une proposition au même prix. Que je ne peux donc pas l’accepter. Ils m’expliquent la motivation de leur acquéreur. La solidité de son dossier. Je leur explique la solidité du dossier de l’offre que j’ai déjà acceptée. Je leur dis qu’elle vient contre-visiter le lendemain et que, si finalement elle retire sa proposition, je reviendrai vers eux.

Ils me stressent. Ils me pressent. Mais je me suis déjà engagée. Je refuse d’annuler mon accord déjà validé le matin même.

J’appelle D. pour lui expliquer la situation. Elle me confirme sa motivation. Et m’explique qu’elle est certaine de son offre. Et que la visite de son père est surtout pour rassurer ses parents sur son choix. Mais que ses parents ont déjà approuvé d’après les photos.

Je rappelle l’agence et leur explique que je reste sur ma première décision. Et que je reviendrai vers eux lundi, si jamais la proposition est annulée.

Je me retrouve brutalement avec deux propositions au prix que je voulais, à quelques heures d’intervalle. La situation me stresse. Mais je suis rassurée.

Dimanche, D. arrive avec son père et une de ses amies. Elle imagine déjà comment elle va aménager l’endroit. Elle voit déjà les couleurs qu’elle va mettre. Son père me pose des questions plus techniques, étudie la plomberie et le réseau électrique, lis attentivement les dossiers d’expertise, vérifie l’absence de vices cachés.

Et nous finissons pas signer une lettre  manuscrite dans laquelle elle confirme sa proposition que j’accepte.

Il ne nous reste qu’à prendre rendez-vous chez le notaire, pour signer le compromis de vente officiel. Chose faite quelques jours plus tard.

Je suis aux anges. Mon projet prend forme. J’ai trouvé ma maison. J’ai vendu mon appartement en moins de trois semaines. Tout va bien se passer.

Mais ce n’est que le début d’une longue, très longue, aventure…

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Lecture – Cette maison me rendra folle

Je suis une dévoreuse de livres. Et encore plus depuis que je suis passée sous Kindle. j’en dévore pas loin de cinquante par an.

Mais cela fait des années que je ne vous ai pas partagé mes lectures. Alors, je m’y remets !

Et je vous présente « Cette maison me rendra folle » de Joelle Goron

Collection Flammarion – 15€30 en broché, 6€90 en poche, 9€90 en kindle.

La quatrième de couverture :

Joëlle et Eric, son mari, sont deux vrais fous de maisons. Ils ont le virus. Après la bâtisse en banlieue et la fermette normande, la fièvre ne les lâche pas. Ils se lancent dans un projet insensé : construire de A à Z, sur un terrain pentu de la côte de l’Esterel, ce qui sera la Maison de leurs rêves. Alors les ennuis commencent. Magazines de déco trompeurs, maisons-témoins sinistres, devis contradictoires, architectes illuminés ou têtus, entrepreneur dépressif, maçon jouant la fille de l’air avant le  » hors d’eau « … rien ne leur est épargné. Faut-il ou non une piscine ? Doit-on échanger cacahuètes et apéritif avec des voisins ? A quoi sert-il de hanter les  » vide-greniers  » ? Plus proche de Laurel et Hardy que de Le Corbusier, le couple se pose, entre autres, ces questions existentielles. Son histoire, confondue avec celle d’une maison improbable, rejoint le  » fantasme manoir  » de tout le monde. Elle est triste à pleurer de rire.

Les 1ères lignes :

Le virus maison : ça s’attrape ou on naît avec ?

J’ai cinq ans. Et plein de questions dans la tête. Métaphysiques forcément. Je veux savoir pourquoi Jésus sur la croix porte une jupette, pourquoi les chiens qu’on aime vivent moins longtemps que nous et pourquoi on fait de la soupe au potiron et pas au Carambar.

Ce jour-là, j’enchaîne avec une interrogation qui me préoccupe beaucoup.

- Maman, qui c’est le chef ici ? C’est toi ou c’est papa ?

- ça dépend pour quoi, répond maman. A la boutique c’est moi, au fournil c’est ton père.

Et elle croit que je vais me contenter de ça ? Tout en finissant de rogner méticuleusement un dernier bout d’ongle qui avait échappé à ma surveillance, j’insiste. Elle s’énerve, d’autant qu’un client vient d’entrer dans la boulangerie et qu’ici le client est roi. Je la suis derrière le comptoir.

Pour se débarrasser de moi, elle ajoute :

- En tout cas, quand tu es insolente avec tes questions, ton père et moi on est toujours d’accord.

Je hausse les épaules. Bien haut. Jusqu’aux oreilles. ça agace beaucoup les parents, j’ai remarqué.

Mon avis :

Je me suis laissée emporter par ce livre que j’ai lu quelques jours avant de signer pour ma maison. Qui, je le savais déjà, allait me demander beaucoup de travaux…

Légèrement obsédée par les appartements et maisons « à retaper » depuis très longtemps, je ne pouvais que me reconnaître dans cette histoire. A 12 ans j’économisais pour mes futurs meubles. A 16 ans je lorgnais les annonces immobilières pour plus tard. C’est vous dire.

La quête de leur maison de rêve de Joëlle et Eric nous entraîne dans des aventures folles. Toujours plus loin, toujours plus fous, leurs projets sont sans fin.

Ils m’ont faite passer par toutes les émotions, du fou rire aux larmes, de l’espoir au désespoir, du rêve au cauchemar.

Leurs aventures ne peuvent pas laisser indifférent, surtout si vous êtes vous aussi tentés par l’aventure « maison ».

Alors bonne lecture !

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Un rêve pas si simple à réaliser – l’emprunt

Je vous avais parlé, il y a quelques mois, du début de mon projet 2013 : trouver mon nouveau nid douillet.

2014 a déjà bien avancé. Mais mon projet 2013 est encore en cours. Car il sera long, long, long à réaliser.

Revenons donc presque un an en arrière. J’avais trouvé MA maison presque de mes rêves (quand on achète, il faut savoir mettre quelques rêves de côté, car le budget n’y correspond jamais. Et non, je ne suis pas multi-millionnaire !) et je devais donc trouver le financement.

J’achetais donc une nouvelle maison, avec mon coin de verdure, sans voisins au dessus de ma tête ni sous mes pieds, sans voisins collé de l’autre côté de la cloison (le jardin du voisin ne compte pas !).

Je devais donc, pour accéder à mon rêve, vendre mon appartement (mais j’étais persuadée que ce serait d’une simplicité enfantine) et trouver un nouveau prêt (vu la différence de taux, il n’était même pas envisageable de continuer avec le même emprunt qu’avant).

Ayant déjà vécu la course aux banques quelques années plus tôt, ayant déjà subi les remarques fort agréables « Mais vous achetez seule ? Vous en êtes bien sûre ? » me rappelant mon statut de célibatairebattante, je pensais, fort naïvement, que cette nouvelle recherche serait d’une simplicité enfantine.

Que nenni. Je n’avais pas pensé à tout…

J’ai donc sereinement pris rendez-vous avec ma conseillère clientèle à qui j’avais déjà présenté mon projet quelques mois auparavant, afin de lancer la demande d’emprunt.

Armée de mes estimations d’agence (il en faut au moins deux) pour la vente de mon appartement, je suis allée lui présenter ma demande.

Puis j’ai déchanté. Rapidement. Très rapidement.

On m’a présenté des montages d’emprunt aberrants, avec des taux délirants et des frais de dossier excessifs. Le tout dans un langage purement bancaire que je ne comprenais pas vraiment.

On m’a réexpliqué le prêt relais dans des termes totalement différents de ceux qui m’avaient été donnés quelques mois auparavant. Avec des mensualités doubles auxquelles je ne pouvais pas prétendre.

J’étais désespérée.

Comme la fois précédente, je me suis donc tournée en parallèle vers un courtier, afin de trouver la meilleure solution et de sauver mon rêve.

J’ai eu une proposition signée pour la vente de mon appartement en moins de trois semaines. Proposition solide, mon acquéreuse ayant déjà assuré son financement. A un prix de vente plus élevé que le prix d’achat de ma maison. Mais même cela n’a pas simplifié les relations avec ma banque.

J’étais prête à les quitter, prête à partir ailleurs. Je pense que ma banque l’a senti. Je pense que je suis devenue leur bête noire pendant quelques semaines. Mais j’étais prête à tout (ou presque) pour réaliser mon rêve et avoir mon nouveau nid douillet, mais le tout à un coût raisonnable.

La courtière trainait pour me donner le dossier final à signer dans la nouvelle banque.

Ma banque sentait que j’étais prête à les quitter.

Et finalement, ma banque s’est alignée, au dernier moment. Malgré mon refus de prendre mon assurance chez eux. Malgré ma totale intransigeance et mon refus de négocier plus.

J’étais prête à les quitter. Mais la courtière a trop attendu avant de me proposer de signer le dossier final dans l’autre banque, même si les conditions de taux étaient validées depuis plus d’un mois.

Et finalement, je n’ai pas changé de banque. Et je n’ai pas eu de démarches supplémentaires auprès de tous les organismes.

Cette fois, je n’ai pas eu droit au « Mais vous êtes sûre d’être seule à emprunter? », comme si j’étais une espèce anormale en voie de disparition, mais finalement, la bataille a tout de même été plus difficile.

Mais j’y suis arrivée. Même si ce n’était que le tout tout début de la réalisation de mon rêve…

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Première fois #10 – aux fourneaux !

Le mercredi, c’est le jour des premières fois avec MHFCathyPapilucLilith et plein d’autres. Qui sont un peu devenues des dernières fois. Mais bon…

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler de mes dernières recettes. Quoique mon obsession des 4 derniers mois de la pâte à tartiner choco-noisette maison, puis des bonhommes en pain d’épices et vrais pains d’épices, puis des gâteaux aux yaourts pourrait servir.

Je vais vous parler d’un souvenir de ma vie au-delà des frontières françaises.

Je pourrais vous parler de ma vie barcelonaise et des nombreuses recettes que je testais sur mes charmants colocs (avec 6 hommes à la maison, ils étaient toujours comblés et ravis et ne lésinaient pas sur les compliments dés que je leur préparais quelque chose. J’en ai profité pour tester beaucoup de recettes sur eux…). Et plus particulièrement d’Andres qui me faisait fortement penser à Joey, dans Friends, car tout ce qui se mangeait était bon. Comme la tartiflette aux pommes de terre non cuites, car le reblochon, c’était bon. Les lardons, c’était bon. Les oignons c’était bon. Et les pommes de terre, même pas assez cuites, c’était bon.

Mais je ne vous parlerai pas de ça non plus.

Je vais remonter quelques années supplémentaires en arrière.

Quand j’étais étudiante. En Erasmus en Allemagne.

Il y a donc plus de dix ans. Ce qui ne me rajeunit pas vraiment. Mais c’est une autre histoire…

Au début du siècle actuel, donc, je suis partie passer un semestre d’Erasmus en Allemagne.

Dans une petite ville de Bavière, un peu perdue, surnommée la petite Sibérie, où il neige dés octobre, où les -20 degrés étaient atteints en hiver et où tout est fermé à 18H en semaine et 14h le samedi.

Le décor est planté. Je vous laisse y ajouter une rivière qui coule au milieu, quand elle n’est pas gelée. Et une école qui regroupe 500 étudiants en commerce et ingénierie.

Dans cette ville très animée, nous étions donc une petite communauté d’étudiants étrangers : français, italiens, néerlandaise, finlandaise, américains, polonais et tchèques. Une vingtaine d’Erasmus, cycles commerce et ingénieur confondus.

Nous faisions des soirées entre nous, chez les uns, chez les autres, tâchant de partager nos coutumes entre nos différentes nationalités. Les tourtes néerlandaises et les galettes de pomme de terre tchèques sont de loin les spécialités qui m’ont laissé le plus de souvenirs.

En bonnes françaises, nous avions donc décidé de partager une de nos spécialités : les crêpes.

Motivées comme tout, nous étions parties à l’assaut des hard-discounters du coin (nous en faisions toujours au moins deux ou trois pour réussir à trouver tout ce qu’il nous fallait) pour acheter ingrédients pour la pâtes et accompagnements divers et variés, le tout dans le sac de voyage à roulettes de l’une d’entre nous.

Armées de patience, nous nous étions lancées dans la confection de la pâte, afin de fournir de très nombreuses crêpes à la vingtaine d’Erasmus et aux quelques étudiants allemands qui allaient également venir chez nous.

Je ne me souviens plus du nombre de kilos de farine, de beurre, d’oeufs et de lait dont nous avions fait usage. Mais nous avions fait les mélanges dans des bassines, nous relayant pour mélanger sans grumeaux, puis nous relayant pour les préparer, en avance, aux fourneaux, avant que tout le monde n’arrive.

Je ne me souviens plus du nombre de crêpes que nous avions finalement faites. Mais la pile obtenue faisait plus de trente centimètres. Et nous étions fières de nous, même si épuisées de tant de cuisine.

Tout cela pour découvrir, le soir venu, que les tchèques, les polonais et les finlandais étaient comme les allemands : ils ne dînaient pas réellement le soir et grignotaient juste un petit peu.

Nous en avions trop préparées…

Mais quoi qu’il en soit, cet après-midi cuisine restera gravé à jamais dans ma mémoire.

Et mon séjour Erasmus restera également définitivement lié à la cuisine, car nous ne nous sommes pas arrêtées pendant six mois…

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Choisissez bien votre shampoing…

Le jeudi, c’est Culture Pub.

Aujourd’hui, nous apprenons à bien choisir notre shampoing…

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